Chers Amis,

Mathilde & Sébastien sont 2 amis de J.A.C.K. qui ont décidé de nous venir en aide. Pour cela ils ont assisté à un événement bien particulier en vue de collecter des fonds pour notre sanctuaire. Mais je vous laisse découvrir leur récit puisque J.A.C.K. leur a laissé la possibilité de vous raconter leurs exploits!

Bonne lecture et merci encore à Sébatien & Mathilde ainsi qu'à tous les intervenants pour votre temps, votre patience et votre envie de nous aider! Cela nous fait très chaud au coeur de se sentir épaulés...

A bientôt,

Roxane
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L’épopée fantastique de Mathilde et Sébastien à la brocante de Leyment

Tout est parti il y a environ 2 mois avec une simple question : « Comment ramener de l’argent à J.A.C.K. ? ». Puisque que nous ne sommes malheureusement pas fortunés, il faut donc solliciter des gens. Beaucoup de gens. Et où peut-on trouver beaucoup de gens prêts à donner de l’argent ? Dans une brocante bien sûr!

La décision est donc prise de réserver un stand dans une brocante pour vendre des objets au profit de l’asso. Et pas n’importe quelle brocante: près de chez nous, nous avons la chance d’avoir la deuxième plus grande farfouille de France (1.300 exposants, 100.000 visiteurs estimés), qui a lieu tous les ans le dernier week-end d’août à Leyment, dans l’Ain. Le projet est donc lancé.

Après avoir reçu l’aval de Roxane, nous ouvrons nos placards pour sortir toutes les choses inutiles et inutilisées, ce qui n’est pas une mince affaire connaissant notre extrême difficulté à jeter. Nous en faisons de même chez nos parents respectifs et réussissons à rassembler quelques objets divers et variés : des jeux de quand nous étions petits, des vêtements dont on s’est lassé, l’arbre à chat que Brindille n’a jamais pu approcher sans être terrorisée… Puis nous lançons un appel à nos familles/amis pour savoir s’ils ne peuvent pas eux aussi faire des fouilles et nous dénicher quelques trouvailles. Des affiches sont également posées à mon nouveau travail et sur ma voiture, sait-on jamais ! En parallèle, il a fallut faire appel à nos talents oubliés d’artistes pour commencer à confectionner des panneaux afin de faire connaître l’asso sur le stand et d’en expliquer son fonctionnement et son but.

A la mi-août, nous avons donc tranquillement récolté, inventorié, nettoyé, étiqueté et stocké chez mes parents pas mal d’objets. La météo annonce du soleil, l’événement se présente bien. Mais c’était trop beau pour durer.

Samedi 20 août : la réservation du stand. Nous, débutants dans le domaine, arrivons sur place et découvrons que :
1- le choix de l’emplacement est totalement libre et malgré le matériel (que nous n’avons pas) nécessaire à son marquage, rien ne nous garantit qu’il ne sera pas piqué par quelqu’un d’autre ;
2- l’évènement est tellement gigantesque que la plupart des exposants campent sur place la veille car les organisateurs ferment le village le matin à partir de 6h. N’ayant pas l’âme campeuse, la nouvelle ne nous enchante guère. Mais bon, c’est pour l’asso alors on fera l’effort. Nous partons donc à la recherche de l’emplacement  idéal et tombons sur un champ assez bien situé et propice au plantage d’une tente. Heureusement, notre futur voisin, un habitué, nous prête 2 piquets et nous trouvons de la ficelle et 3 bouts de cartons, qui se trouvaient par hasard dans le coffre, pour délimiter notre place.
Hop, voilà qui est fait. Il ne reste plus qu’à prier pour que personne ne nous pique l’emplacement. Mais le vrai drame arriva le lendemain, dimanche 21 août, c’est-à-dire une semaine pile avant la brocante. Il fait très chaud et nous partons en direction de Lyon. En plus de nous remplir la voiture de fringues et d’objets en tous genre, notre amie Nathalie a voulu nous donner un coup de pouce supplémentaire et lance de son côté un appel à tout son carnet d’adresse. C’est alors un raz de marée de propositions d’aide et d’objets qui nous tombent dessus, venus de gens que nous ne connaissons pas pour la plupart. Il faut en quelques jours faire face à l’arrivé d’une dizaine de cartons supplémentaires, au point que la remorque dont on disposait se révèle insuffisante et que la location d’une camionnette devient indispensable.
La pression monte. Le message se répand encore davantage, notamment dans les associations animalistes de Lyon. Nous sommes contactés par d’autres personnes, et un événement Facebook est même créé sans que l’on soit concerté ! Autant vous dire que les jours suivants sont épiques en plus d’être caniculaires, et les nuits courtes (je précise que l’on travaille tous les 2 et qu’à ce moment-là je ne rentre chez moi que les week-ends). Entre jeudi et vendredi, pas moins de 4 personnes nous déposent des objets, qu’il faut par la suite trier et étiqueter tant bien que mal. Le bureau qui nous sert d’entrepôt provisoire est plein à craquer.
 
J-1. Nous sommes fébriles. Tout est une question d’organisation  et dieu merci, c’est mon point fort. Nous rassemblons les dernières affaires et faisons les ultimes courses, il s’agit de ne rien oublier. Direction Rignieux-le-Franc, chez mes parents avec 2 voitures pleines pour tout rassembler, enfin.

Puis 18h, on arrive chez le loueur de camionnette et c’est l’angoisse: celle qui nous est réservée est beaucoup trop petite pour tout contenir. Une négociation inespérée est engagée pour savoir si un modèle plus grand est disponible et par miracle, contrairement à ce qui nous avait été annoncé la matin-même, c’est le cas. Nous repartons donc avec un camion de 12m3 et là, ce n’est pas le moment de faiblir car il va s’agir de le remplir.

1h plus tard, nous voilà parés.
 
Il y a même assez de place pour qu’on dorme à l’intérieur, ce qui nous évite la pénible aventure du dépliage et repliage de la tente vieille de 10 ans. Nous arrivons donc sur place à 21h30 et bonne nouvelle, notre emplacement est toujours là ! Un repas léger, un petit tour dans les parages, un retournement de cartons pour trouver les lampes de poche rangées tout au fond, et il faut bien se résoudre à se coucher car une dure journée nous attend.

Quand le réveil sonne à 5h45, il met fin à une nuit presque blanche. Le bruit, l’absence totale de confort, le stress et surtout le froid nous ont empêchés de fermer l’œil. Mais qu’à cela ne tienne, il est temps de mettre en place le stand. Et c’est à 6h30 qu’on s’arme de nos 5 couches de vêtements pour affronter le froid et la rosée, aidés de mon père venu tôt pour nous amener du café et mettre à profit son talent de négociateur dont nous sommes dénué.
Après quelques arrangements, voici donc nos 10 mètres de stand.

Il fallait bien ça pour contenir nos objets en tous genres, nos meubles, notre penderie, sans oublier nos tirelires et notre propagande !
 
 


Et le grand manège des négociations commence. La force de persuasion que possède Sébastien a été mise à contribution toute la journée, pour parlementer inlassablement afin de tenter de garder des prix raisonnables, recueillir des dons (il y’en a eu quelques uns) et sensibiliser à l’action de l’association.

Encore…
 

… et encore…
 

Même si les visiteurs sont clairement là dans un seul but : faire des affaires (surtout le matin), il est à noter que certaines personnes restent longuement pour discuter de l'action sur le terrain, du courage et de l'abnégation que cela nécessite. Une poignée d’entre elles achètent même des objets dans l'unique but d'aider l'association, dont une mère et sa fille qui sont reparties avec quasiment une dizaine d'euros de livres, suivant aveuglément les conseils littéraires de Sébastien. Une dame nous dit même carrément : « Quand j'ai vu ça, je me suis dis que je devais vous acheter quelque chose, mais je ne trouve rien, alors je vous donne quand même l'argent, sans rien vous prendre ».

Pour la plupart, les gens repartent sans faire de don, mais prennent tout de même les petits papiers laissés à disposition, sur lesquels sont inscrits l'adresse des différents sites internet/Facebook. Peut-être de futurs parrains?...
 

Un peu plus tard dans la journée lorsque la rosée disparait, nous installons les panneaux, et rajoutons un écriteau pour capter le regard des passants qui a une furieuse tendance à rester très linéaire au niveau des tables.

Dans l’après-midi nous avons la visite d’Isabelle, que nous rencontrons pour la première fois.


Elle vient nous amener des affaires et fini par nous en acheter plein! Sa visite nous permet d’aller poser les affiches que nous avions préparées pour présenter l’asso et situer notre stand.

Puis c’est au tour de Carole et Hakim de venir nous épauler. Ils nous amènent eux aussi de nouvelles choses, et nous voici 5 à tenir le stand.

Une dernière invitée, inattendue celLE-ci, fait son apparition.

Puis vient l’heure de ranger, certainement le moment le plus pénible de la journée. Nous lançons nos dernières forces dans la bataille et remettons dans les cartons tous les invendus.

Nous sommes surpris de constater que certaines choses que nous pensions invendables sont parties alors que d’autres sont toujours là. La brocante n’est décidément pas une science exacte.

Pendant que nous remplissons nos cartons, un de nos voisins exposants vient nous donner quelques uns de ses objets invendus pour J.A.C.K., dont un ensemble d’assiettes très sympa. Une bonne surprise dans cette journée agitée.

20h: il est l’heure de plier bagage. Le temps de faire une dernière photo et nous ramenons toutes les affaires chez mes parents.

Nous mangeons en vitesse et il fait déjà nuit quand nous déchargeons pour la dernière fois les affaires qu’on entasse comme on peut dans un garage (on subit un peu de casse au passage mais ça devait être inévitable). Puis vient le temps de compter la caisse. En comptabilisant les ventes de la journée et les dons qui nous ont été fait jusque là, nous atteignons le somme de 431,50€.

Nous recevons également un coup de téléphone d'Irène, une habituée des brocantes au profit d’associations, nous disant qu'elle à récupéré "un petit billet" pour nous, que nous irons chercher dans la semaine.

Voilà qui conclue un week-end bien rempli. Nous rentrons chez nous satisfaits mais crevés !

Dimanche 4 septembre

Les coups de soleil et les courbatures sont passés, il est l’heure de faire le bilan. Depuis dimanche dernier, nous avons encore grossit la cagnotte grâce à plusieurs dons de dernière minute.

Et on dirait bien que des vocations sont nées puisque Martine, la mère de Sébastien, a décidé de participer elle aussi à la brocante organisée à côté de chez elle, au Muy, dans le Var, au profit de J.A.C.K.

Malgré la pluie qui a interrompu l’évènement en milieu de journée, elle a réussit a récolté 76€ pour l’asso. Résultat formidable pour une brocante qui s’est décidé au dernier moment ! Ces courts préparatifs lui ont quand même permis de confectionner quelques affiches maison. Chapeau bas !

Nous pouvons donc annoncer une somme finale de 620€ versée à J.AC.K !

Là, une conclusion s’impose: l’aventure est loin d’être finie ! Il reste encore beaucoup de choses à vendre. Nous reviendrons très prochainement pour les trier et les ranger bien comme il faut. Nous en profiterons pour en mettre certaines en vente sur internet, le reste fera l’objet d’une prochaine brocante sans aucun doute. Des idées et des propositions sont déjà sur la table. Donc suite au prochain épisode !

Nous sommes en tout cas contents et fières de pouvoir amener cette somme, certes modeste mais c’est mieux que rien, à J.A.C.K.

Mais tout ça n’aurait jamais été possible sans la participation de bien des personnes que nous ne nous priverons pas de citer :

-          Pierrick M. (le père de Sébastien) pour avoir loué le camion (c’est pas rien, et merci au mec de Rent-a-Car qui était sympa aussi !), fait un don et donné des objets

-          Martine G. (la mère de Sébastien) pour avoir trié le garage, pour son don et pour sa participation impromptue à la brocante de son village

-          Mes parents, Maurice et Dominique, pour leur soutien logistique et en particulier mon père pour nous avoir épaulé au moment le plus critique

-          Isabelle D. pour être venue sur le stand, nous avoir donné bien des objets (merci a ses collègues aussi), nous en avoir acheté bien d’autres, et nous avoir aidé à rempaqueter ce qui est aussi excitant que faire la vaisselle après un anniversaire

-          Nathalie D. pour nous avoir fait profiter de ses objets, son don, ses connaissances et son grand cœur (et c’est pas fini !)

-          Carole V. et Hakim B. pour leurs objets, leur disponibilité, et tout ce qu'ils ont déjà fait pour JACK, et ce bien avant nous

-          Stéphanie R. pour ses objets, son don et pour avoir activé le réseau de l’association Respect Animal

-          Catherine G. pour être venue déposer des objets à la maison

-          Thierry P. et Catherine P. pour leurs objets et pour être venu garder notre pauvre Brindille laissée seule à la maison

-          Brindille M., bien sûr, pour avoir supporté tous ces évènements avec sérénité et pour sa participation à l’élaboration des affiches (voir photo)

-          Isabelle E. pour ses objets

-          Didier B., l’oncle de Sébastien, pour son don

-          Jean-Sebastien C. et Tiffany P. pour leur don

-          Ma cousine Marie-Eve et mes oncles et tante Gilbert et Simone pour leurs objets

-          Mon collègue Jean-Paul P. pour nous avoir acheté des objets un peu plus cher que prévu

-    Irène T. pour tous ces conseils, ses objets et son don

-          Lisa B. et tous les gens qui ont relayé l’info sur Facebook

-          Tous les gens qui ont montré un intérêt à l’asso sur le stand en achetant un objet ou en faisant un don

-          Ceux que j’oublie ou que je ne connais pas, en tout cas merci à tout le monde !

 

Je pense que s’il y a une leçon à tirer de cette aventure, c’est que tout le monde peut contribuer, à son niveau, avec ses compétences et ses moyens, à aider l’association. L’essentiel, c’est de pouvoir unir ses forces, et en défendant une bonne cause, on récolte de bonnes énergies.

Bon courage à J.A.C.K. et à tous ceux qui se battent sur le terrain au quotidien pour rendre le monde meilleur.

 

 

Mathilde & Sébastien